Rapport annuel 2017

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L’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) tient à remercier tous ses collaborateurs pour leur contribution à la promotion des activités de l’Office en 2017.

L’OCPM profite également de l’occasion pour remercier les groupes, organismes, citoyens, fonctionnaires et promoteurs qui ont participé aux diverses consultations publiques.

Les séances de consultation publique tenues par l’Office ont connu un franc succès grâce à l’engagement de tous les employés, professionnels, cadres et élus des arrondissements et des services centraux qui ont apporté leur aide et expertise pour assister les citoyens et les commissaires dans la compréhension des projets et des enjeux.

Sans la bonne volonté de tous, les consultations publiques de l’OCPM n’auraient pas atteint leur objectif premier de transmettre l’information et les données pertinentes sur les divers projets aux Montréalaises et aux Montréalais, en vue de recueillir leur opinion et leurs commentaires.

L'Office joue un rôle de premier plan dans l’articulation entre la démocratie représentative et la démocratie participative à Montréal.

Dominique Ollivier

Mot de la présidente

L’année 2017 entrera dans les annales de l’Office de consultation publique de Montréal comme l’une de celles qui nous aura fait déployer des trésors d’énergie et d’ingéniosité. En plus de marquer une étape importante dans notre évolution, notre 15e anniversaire, 2017 aura été un moment intense de réflexion, d’expérimentation, de partage et d’évolution. Tous les éléments de notre mission auront été interpellés alors que notre programme de travail de cette année a inclus des éléments de formation, de conseil à des arrondissements ou à des services de la Ville désirant mener des consultations, de coopération ainsi que de veille des meilleures pratiques internationales.

La tendance à la complexification des mandats que nous observons maintenant depuis près d’une décennie ne s’est pas, cette année encore, démentie. Les dossiers, tant par leur diversité, leur nature que par le niveau de controverse qu’ils suscitent, nous demandent de développer des compétences nouvelles pour faire participer les citoyens. De plus, la conduite de ces consultations a confirmé une évolution de la contribution citoyenne et clairement démontré le rôle croissant de l’acceptabilité sociale dans la définition du devenir montréalais.

Une année des plus occupées…

En 2017, en plus de la consultation d’importance amorcée l’année précédente sur la Stratégie centre-ville, un nombre considérable de mandats nous ont été confiés. Neuf nouveaux mandats ont été entrepris de front et terminés, alors que deux autres verront vraisemblablement leur aboutissement en 2018. Ce sont plusieurs milliers de personnes et plusieurs centaines d’organisations qui, cette année encore, ont fait entendre directement leur voix tant dans des dossiers importants pour l’avenir de Montréal que dans des projets très locaux.

L’Office a également été l’hôte en 2017 de la Conférence internationale de l’Observatoire international de la démocratie participative, dont Montréal assumait la présidence en 2017. Cet événement a été couronné de succès, réunissant 500 participants et 80 conférenciers en provenance de 35 pays. Moment important d’échange et de réflexion, la Conférence avait pour thème cette année Participation sans exclusion et a permis de mettre en lumière, notamment, tout le chemin parcouru par l’Office pour garantir l’accessibilité et la crédibilité de ses dispositifs participatifs. Conséquemment, des groupes plus éloignés de nos processus ainsi que des citoyens qui par manque de temps, d’information ou de ressources ne participaient pas auparavant, peuvent maintenant grâce à nos efforts contribuer de multiples façons à l’évolution de leur cadre de vie.

Cette année aura aussi été l’occasion de partager notre réflexion et nos pratiques avec d’autres instances de l’appareil municipal lors d’événements de formation conçus sur mesure par l’OCPM, notamment à l’intention de fonctionnaires municipaux montréalais souhaitant se familiariser avec les processus de démocratie participative.

Finalement, 2017 aura vu la concrétisation de plusieurs partenariats internationaux, notamment avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour faire avancer la cause de l’engagement citoyen dans les processus démocratiques des pays du Moyen-Orient et du nord de l’Afrique.

Il va sans dire que cet important programme de travail n’aurait été possible sans la contribution indéfectible de l’équipe de l’OCPM qui a fourni des efforts allant largement au-delà de ce qui est demandé dans un contexte normal de travail et je tiens à souligner leur dévouement.

Une année de consolidation…

Au fur et à mesure que notre expertise se déploie, que le dialogue avec d’autres expériences ailleurs dans le monde s’intensifie et que les expériences se développent, il devient de plus en plus important pour l’Office de consolider ses acquis, de formaliser ses retours d’expériences et de mesurer le chemin parcouru. C’est ce que nous avons tenté de faire en présentant tout au long de cette année anniversaire une série de capsules qui se voulaient des mini-bilans de nos 15 ans d’expérience. Nous avons contribué à des publications universitaires et donné bon nombre de conférences sur le sujet.

Toutes ces activités nous permettent d’accroître notre visibilité, de demeurer vigilants quant à l’intégrité de nos processus, d’évaluer et de revoir périodiquement l’usage qui est fait de la consultation publique et des moyens qui y sont dévolus afin d’en favoriser la pérennité.

…Mais aussi une année de changement

Je ne saurais terminer ce bilan en passant sous silence deux éléments de contexte qui influenceront, j’en suis certaine, le déploiement de l’expertise de l’Office de consultation publique dans la prochaine année : l’adoption par le gouvernement du Québec du projet de loi 122, Loi visant principalement à reconnaître que les municipalités sont des gouvernements de proximité et à augmenter à ce titre leur autonomie et leurs pouvoirs ; et le désir exprimé par la nouvelle administration municipale élue à l’automne 2017 de construire une ville qui fait largement place à la parole citoyenne. La loi devrait marquer dans ses dispositions le début d’une nouvelle ère en matière de participation citoyenne, en favorisant l’adoption par les municipalités de politiques et de règlements de consultation publique tandis que la volonté politique montréalaise exprimée pourrait venir consolider la place importante que Montréal fait déjà à la démocratie participative.

Le contexte actuel se prête donc très bien à un exercice d’évaluation des mécanismes participatifs montréalais et à une précision de l’éventail des cas où le recours à l’OCPM, comme tiers neutre et indépendant, est automatique. Rappelons que, bien que l’OCPM bénéficie d’un statut inscrit dans la Charte de la Ville de Montréal, son intervention n’est prédéterminée que dans quelques cas. Le mode de fonctionnement actuel où l’arrivée des dossiers à l’Office n’est souvent régie par d’autres règles que l’urgence d’en disposer, réduit la planification de nos activités à sa plus simple expression et prive souvent la population de possibilité de mener des débats plus génériques qui pourraient améliorer l’acceptabilité sociale en amont même des projets.

Depuis quinze ans, l’Office joue un rôle prépondérant à Montréal dans l’articulation entre la démocratie représentative et la démocratie participative. Le modèle a fait ses preuves jusqu’à devenir un repère dans les débats publics ainsi qu’un lieu privilégié de participation.

À partir de ce socle solide, nous pouvons et devons maintenant aller plus loin, continuer d’innover, de créer des mécanismes inclusifs en phase avec les populations à interpeller et avec les projets qui nous sont soumis. Il s’agit là, pour les prochaines années, d’un défi stimulant et d’une perspective emballante.

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La mission et
le mandat de l’Office

La mission

Créé par l’article 75 de la Charte de la Ville de Montréal, l’Office de consultation publique de Montréal a pour mission de réaliser des mandats de consultation publique relativement aux différentes compétences municipales en urbanisme et en aménagement du territoire, et à tout projet désigné par le conseil municipal ou le comité exécutif.

Le mandat

Organisme indépendant dont les membres ne sont ni des élus ni des employés municipaux, l’Office de consultation publique de Montréal, établi depuis septembre 2002, reçoit ses mandats du conseil municipal et du comité exécutif.

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Activités

L’action de l’Office de consultation publique de Montréal se fait à la lumière de deux articles de la Charte de la Ville de Montréal, les articles 83 et 89. On y prévoit que l’Office doit tenir des consultations sur des mandats qui lui sont donnés en fonction de critères stipulés à la Charte. On y prévoit aussi que l’Office doit faire la promotion des meilleures pratiques de consultation publique, notamment auprès des instances de la Ville.

Stratégie Centre-ville

En 2017, l’Office de consultation publique de Montréal a mené à terme une consultation initiée en 2016, entrepris et réalisé neuf mandats, ainsi que deux exercices de consultation qui se poursuivront en 2018.

Complexe Bourbon

D’un autre côté, un nombre considérable de dossiers, neuf en tout, ont été entrepris et complétés en 2017. Le premier visait la construction d’un édifice à usage principalement résidentiel sur le site de l’ancien établissement commercial et hôtelier connu sous le nom de « Complexe Bourbon », dans la portion est du village sur la rue Sainte-Catherine, dans l’arrondissement de Ville-Marie.

Programme particulier d’urbanisme (PPU) dans le secteur l’Assomption-Nord

Le deuxième dossier a été celui de l’examen d’un projet de Programme particulier d’urbanisme (PPU) dans le secteur l’Assomption-Nord de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Ce projet de PPU a été l’occasion de joindre largement les résidents, les organismes et les entreprises de ce territoire et des quartiers avoisinants. Près de 130 personnes ont participé à la consultation; la commission a reçu 14 mémoires, dont 9 ont été présentés oralement.

Hôpital de Montréal pour enfants

Le troisième dossier a été celui du projet immobilier sur le site de l’Hôpital pour enfants dans la section ouest de l’arrondissement de Ville-Marie. Le projet soumis à la consultation comprendrait la réalisation de plus de 1 400 logements en copropriété ou en location, dont 174 logements sociocommunautaires, ainsi qu’un hôtel, des espaces commerciaux et des espaces à bureaux. Six immeubles en hauteur, allant de 20 à 32 étages, seraient érigés. Un centre communautaire municipal s’y ajouterait, tandis que l’actuelle place Henri-Dunant serait agrandie, notamment par la fermeture d’un tronçon de la rue Lambert-Closse, pour devenir le parc Henri-Dunant.

Îlot central du Technopôle Angus

Le quatrième dossier a été celui d’un développement principalement domiciliaire dans l’îlot central du Technopôle Angus dans la portion ouest de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. La réalisation de ce projet implique la construction de 15 édifices (répartis en huit blocs) de quatre à six étages, d’une hauteur maximale de 20 mètres. Pour faciliter la connexion entre le milieu résidentiel et le milieu d’emploi, les bâtiments seraient distribués autour d’un axe piétonnier reliant par la diagonale deux places publiques. Le site accueillerait en son centre un espace boisé et serait traversé d’est en ouest par des « corridors écologiques » faisant le lien entre les foyers de biodiversité avoisinants que sont le parc Jean-Duceppe et le talus longeant la voie ferrée du CP. Les places, les toitures et les espaces extérieurs du site accueilleraient des aménagements paysagers, du mobilier urbain et des animations. L’élargissement des trottoirs en bordure de site et l’aménagement de passages piétons sur site sont également projetés. L’accès du public à l’ensemble des espaces extérieurs dits « bloc commun » serait garanti par l’enregistrement de servitudes de passage concédées à la Ville.

2175 rue Saint-Patrick

Le cinquième dossier a été aussi un projet immobilier principalement résidentiel dans le secteur de la rue Saint-Patrick, au bord du canal de Lachine, dans l’arrondissement du Sud-Ouest. Ce projet prévoit la démolition de deux édifices situés au 2155 et 2175 rue Saint-Patrick et la construction d’un nouveau bâtiment à des fins résidentielles, commerciales et communautaires. Ces trois nouveaux bâtiments de six étages s’articuleraient autour d’une cour intérieure commune à l’ensemble du site. La cour représente 24 % de la superficie du lot et sera accessible par les rues Island et Saint-Patrick ainsi que du côté du canal de Lachine. Le projet prévoit plus ou moins 270 logements, 3 000 mètres carrés d’espaces consacrés à des fonctions commerciales et communautaires, ainsi qu’un stationnement en sous-sol de 225 places. Il est prévu qu’environ 25 % de la superficie résidentielle totale du projet soit consacrée à du logement social et communautaire et 5 % à du logement abordable privé.

Atelier créatif - Consultation publique sur l'avenir du secteur Pierrefonds-Ouest - Crédit Photo Fred Tougas

Secteur Pierrefonds-Ouest

Le sixième projet a été l’un des plus complexes de l’année. Il s’agissait d’examiner les orientations que la Ville propose pour l’aménagement d’un vaste secteur de la portion ouest de l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro. Cette consultation en amont visait à présenter aux citoyens une vision d’avenir pour le secteur Pierrefonds-Ouest qui propose de concilier la conservation des milieux naturels et le développement de nouveaux quartiers et milieu de vie dans ce secteur anciennement agricole. Cette vision est assortie de douze principes de développement. L’exercice visait à valider la vision, à bonifier les orientations, à mettre en lumière les priorités et à exprimer les attentes des citoyens.

PDUÉS pour le secteur environnant l’échangeur Turcot

Le septième dossier en était aussi un de planification. Il s’agissait d’un projet de Plan de développement urbain, économique et social, un PDUÉS, pour le secteur environnant l’échangeur Turcot. Rappelons que la consultation en amont menée en 2016 avait bénéficié de la contribution de plus de 2200 participants et que l’arrondissement a poursuivi son dialogue avec les citoyens en ligne et tout au long de l’élaboration du document de planification. Une démarche de si longue haleine est chose peu courante et le document proposé à la consultation reflète bien le chemin parcouru ainsi que l’approche d’urbanisme participatif retenue.

École dans le secteur Crawford

Le huitième dossier portait sur la construction d’une école dans le secteur Crawford de l’arrondissement de Verdun. La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) souhaite ériger une école primaire de 14 classes sur le site de l’ancienne école nommée Annexe II de l’école Notre-Dame-de-la-Garde, à l’angle des rues Churchill, Lloyd-George et Clémenceau.

Secteur Contrecoeur

Le neuvième et dernier dossier initié et complété en 2017 est un peu particulier. En effet, il s’agit d’une consultation afin d’abroger un règlement d’urbanisme adopté en vertu de l’article 89 de la Charte, suite à une consultation par l’Office en 2007 pour le secteur Contrecoeur, à l’extrémité est de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Il s’agit d’une première, aucune autre démarche d’abrogation d’un règlement adopté dans ce cadre n’ayant été faite depuis la création de la nouvelle Ville en 2002. En plus de donner un avis sur la pertinence d’abroger ce règlement en particulier, la commission a aussi proposé des balises devant permettre, d’une façon générale, d’estimer le bien-fondé de démarches d’abrogation d’un règlement adopté en vertu de l’article 89. Ces balises pourront éclairer les autorités de la Ville pour des dossiers à venir.

Autres projets

Par ailleurs, l’Office a été mandaté par le comité exécutif sur deux autres dossiers. Le premier est un mandat d’accompagnement de la Société du parc Jean-Drapeau, la SPJD, dans une consultation devant conduire à l’adoption de son Plan directeur. Ce mandat a donné lieu à du travail préparatoire avec la SPJD cet automne. Cependant, le changement d’administration suite à l’élection du 5 novembre a nécessité une pause dans la réalisation de ce mandat. Il en est de même du deuxième mandat qui porte sur une consultation sur les orientations préliminaires de développement économique et d'aménagement urbain sur le projet de parc d'entreprises voué à la logistique à valeur ajoutée dans le secteur Assomption Sud - Longue-Pointe pour lequel la démarche est suspendue jusqu’à nouvel ordre.

  • Stratégie Centre-ville

  • Complexe Bourbon

  • Programme particulier d’urbanisme (PPU) dans le secteur l’Assomption-Nord

  • Hôpital de Montréal pour enfants

  • îlot central du Technopôle Angus

  • 2175 rue Saint-Patrick

  • Secteur Pierrefonds-Ouest

  • PDUÉS pour le secteur environnant l’échangeur Turcot

  • École dans le secteur Crawford

  • Secteur Contrecoeur

  • Autres projets

Stratégie Centre-ville

En 2017, l’Office de consultation publique de Montréal a mené à terme une consultation initiée en 2016, entrepris et réalisé neuf mandats, ainsi que deux exercices de consultation qui se poursuivront en 2018.

Le dossier terminé en 2017 était d’une grande importance, il s’agissait de l’examen du projet de Stratégie de développement pour le centre-ville. Cette consultation a suscité beaucoup d’intérêt dans la population, comme en témoigne la grande participation à l’exercice de consultation, une des plus importantes que l’Office ait obtenue. Un total de 3277 personnes ont pris part aux différentes activités de la consultation. Quelque 1900 personnes ont participé en ligne et un peu plus de 1350 personnes se sont déplacées pour participer au « Grand rendez-vous du centre-ville », à la séance d’information qui a suivi, ou aux rencontres thématiques. La commission a reçu 103 mémoires, dont 53 ont été présentés lors des auditions formelles. À ce nombre, s’ajoutent 116 mini-mémoires déposés en ligne. L’ensemble de ces interventions a constitué un très large corpus d’information couvrant un large éventail de sujets, à l’image de l’ampleur du mandat reçu par la commission.

La Stratégie proposée constitue un geste opportun et important qui est accueilli très favorablement par les participants à la consultation. L’idée de regrouper en un seul document la vision du développement du centre-ville a reçu un écho très positif des citoyens. Une critique générale toutefois émerge clairement : l’ensemble du territoire couvert par la Stratégie a déjà fait l’objet de nombreuses consultations, concertations ou adoption de programmes et politiques dont, pour la grande majorité des personnes participantes, le document ne prend pas suffisamment acte. Il ne propose pas non plus cet élément de valeur ajoutée identitaire, ce liant supplémentaire qui ferait d’un ensemble de quartiers juxtaposés un territoire vivant et marquant pour l’avenir de Montréal.

Avec ces éléments en tête, la commission a privilégié dans son analyse les éléments susceptibles d’enrichir l’énoncé de Stratégie ainsi que, de l’avis des participants, ceux qu’il faut reconsidérer. Elle se prononce aussi, tel que demandé par la Ville, sur les gestes à prioriser dans le plan d’action de la Stratégie. La liste des recommandations ainsi dégagées n’est sûrement pas exhaustive, vu l’ampleur et la variété des propositions recueillies. Toutefois, l’exercice fait émerger un certain nombre de valeurs fondamentales et de principes d’aménagement qui devraient guider la Ville dans l’élaboration de la mouture finale de la Stratégie et du plan d’action qui en découlera.

Sur cette base, le rapport dégage des opportunités de bonifier l’énoncé de la Stratégie, notamment en y intégrant un chantier sur l’identité du centre-ville montréalais qui reconnaît nommément le mont Royal, le parc Jean-Drapeau et le Vieux-Montréal comme des éléments identitaires fondamentaux et des atouts. Il propose également de faire de l’économie numérique le phare de son développement, d’identifier plus clairement les zones propres au développement de nouveaux quartiers résidentiels et d’ajouter la ville souterraine comme un axe majeur de la revitalisation commerciale.

Le rapport suggère aussi de reconsidérer la vision mise de l’avant pour le développement du littoral qui ne semble pas en phase avec les aspirations de la population. La revitalisation de la structure commerciale de la rue Sainte-Catherine ne présente pas vraiment non plus d’adéquation avec les nouveaux modes de consommation, la tendance actuelle évoluant plutôt vers des commerces de destination qui font une part importante au commerce en ligne ou des noyaux polycentriques de commerces de proximité.

Finalement, le rapport rappelle l’importance d’inclure dans le plan d’action un séquencement des engagements déjà pris par les divers programmes particuliers d’urbanisme du territoire déjà adoptés, notamment en matière d’équipements collectifs et d’investissements dans le domaine public. Il priorise aussi l’inclusion d’un chantier sur l’habitation abordable à perpétuité, incluant une réflexion sur les outils qui favorisent l’habitat de demain, ainsi qu’une intervention musclée au niveau des transports en commun et du stationnement pour assurer un véritable transfert modal vers les transports actifs et collectifs.

Voir le dossier de consultation

Complexe Bourbon

D’un autre côté, un nombre considérable de dossiers, neuf en tout, ont été entrepris et complétés en 2017. Le premier visait la construction d’un édifice à usage principalement résidentiel sur le site de l’ancien établissement commercial et hôtelier connu sous le nom de « Complexe Bourbon », dans la portion est du village sur la rue Sainte-Catherine, dans l’arrondissement de Ville-Marie.

La consultation publique a suscité la participation de plus de 200 personnes, en majorité issues du quartier. En plus de la quarantaine d’individus et groupes s’étant exprimés lors de la séance d’information, 29 opinions écrites et orales ont été formulées par des participants.

La commission a estimé que, compte tenu de la taille du territoire, les modifications proposées doivent procurer un bénéfice à la communauté au moins équivalent à celui qu’en tireront les propriétaires de ces terrains. En ce sens, elle croit que la Ville se priverait de leviers importants de négociation en englobant dans ce projet de règlement des terrains de TVA qui ne font présentement l’objet d’aucune demande de permis. Sa recommandation est donc de limiter les changements au Plan d’urbanisme aux cinq lots du Bourbon.

De plus, partant du principe de bénéfice à la communauté et de contribution du projet à l’identité distinctive du quartier, la commission a assujetti son accord au projet de règlement à trois conditions essentielles qui portent sur l’octroi d’un étage assurant une occupation durable du milieu communautaire, sur l’inclusion de mesures environnementales plus audacieuses, et sur une révision de la facture architecturale du projet.

Voir le dossier de consultation

Programme particulier d’urbanisme (PPU) dans le secteur l’Assomption-Nord

Le deuxième dossier a été celui de l’examen d’un projet de Programme particulier d’urbanisme (PPU) dans le secteur l’Assomption-Nord de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Ce projet de PPU a été l’occasion de joindre largement les résidents, les organismes et les entreprises de ce territoire et des quartiers avoisinants. Près de 130 personnes ont participé à la consultation; la commission a reçu 14 mémoires, dont 9 ont été présentés oralement.

Le programme particulier d’urbanisme proposé constituait un geste important qui s’inscrit tout à fait dans la perspective de développement durable qui sous-tend désormais toute planification de l’aménagement du territoire. Cette proposition, qui vise la requalification d’un lieu névralgique aux abords de la station de métro Assomption, a reçu l’adhésion de la majorité des participants à la consultation et pourrait être adoptée rapidement.

Plusieurs participants de divers horizons ont néanmoins signifié leur inquiétude face à l’insertion d’une fonction résidentielle dans un milieu jusqu’ici voué presque exclusivement à des usages industriels. Les appréhensions relatives à la cohabitation des fonctions ont largement dominé les débats, faisant émerger la nécessité de s’assurer que le projet répond aux préoccupations exprimées sur la création d’un milieu de vie stimulant, comprenant des espaces verts, des services et des équipements publics adéquats, sur l’inclusion de logement social et abordable pour les familles et ménages à faible revenu, ainsi que sur l’harmonisation de la cohabitation entre les entreprises et les nouvelles unités résidentielles. Les principales recommandations de la commission touchent ces enjeux.

Se dégage aussi des interventions un intérêt marqué des divers acteurs pour que les prochaines étapes de planification et de mise en œuvre se fassent avec les parties prenantes. La commission invite donc l’arrondissement à s’assurer que des mécanismes de coordination, de médiation et d’harmonisation ainsi que des processus de concertation soient mis en place.

Voir le dossier de consultation

Hôpital de Montréal pour enfants

Le troisième dossier a été celui du projet immobilier sur le site de l’Hôpital pour enfants dans la section ouest de l’arrondissement de Ville-Marie. Le projet soumis à la consultation comprendrait la réalisation de plus de 1 400 logements en copropriété ou en location, dont 174 logements sociocommunautaires, ainsi qu’un hôtel, des espaces commerciaux et des espaces à bureaux. Six immeubles en hauteur, allant de 20 à 32 étages, seraient érigés. Un centre communautaire municipal s’y ajouterait, tandis que l’actuelle place Henri-Dunant serait agrandie, notamment par la fermeture d’un tronçon de la rue Lambert-Closse, pour devenir le parc Henri-Dunant.

Il s’agissait d’un projet majeur destiné à faire école à plusieurs titres. D’abord, parce que c’est le premier des ensembles hospitaliers devenus excédentaires par suite de la construction du CHUM et du CUSM à faire l’objet d’un projet de redéveloppement immobilier. Ensuite, par son envergure, puisqu’il vise à réaliser un véritable complexe urbain sur l’emplacement de l’ancien hôpital. Enfin, parce qu’en réponse à l’importante mobilisation de la part d’organismes et de résidents du district Peter-McGill, la proposition du promoteur comprenait des composantes publiques cherchant à répondre aux attentes du milieu et de l’administration municipale.

La consultation publique a soulevé beaucoup d’intérêt. Plus de 300 personnes ont participé aux diverses séances, tandis que la commission a reçu 58 mémoires ou opinions orales. Ce large tour d’horizon lui a permis de bien saisir les enjeux et les défis posés par le projet, tant en ce qui concerne ses éléments descriptifs qu’en matière d’intégration et d’impact sur le voisinage.

La construction de logements sociocommunautaires sur le site, l’intégration d’un centre communautaire destiné à desservir la population du quartier et l’aménagement d’un parc public constituent des avancées positives.

Néanmoins, la construction de six tours de grande taille rend ardue l’insertion du projet immobilier dans son environnement bâti. Également, la trop petite superficie du futur parc Henri-Dunant pourra difficilement combler les besoins du milieu, notamment pour les activités sportives et récréatives des jeunes, des familles et des aînés du quartier.

La commission a salué l’initiative du promoteur de chercher à répondre aux attentes du milieu et a pris acte de l’accueil généralement favorable au changement de vocation, tout en recommandant que le changement d’usage soit assujetti à une révision de certaines composantes du projet. Elle a formulé des recommandations, notamment celles de diminuer le gabarit général du projet immobilier, d’agrandir le futur parc public, et de prioriser le logement familial dans la tour sociocommunautaire, trois aspects importants qui pourront servir de base à la reconfiguration d’un projet mieux calibré.

La commission a estimé que remanié, le projet immobilier peut devenir un exemple, aussi bien par ses composantes sociales et communautaires complétant le volet privé que par l’approche privilégiée de collaboration avec le milieu tout au long du processus.

Voir le dossier de consultation

Îlot central du Technopôle Angus

Le quatrième dossier a été celui d’un développement principalement domiciliaire dans l’îlot central du Technopôle Angus dans la portion ouest de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. La réalisation de ce projet implique la construction de 15 édifices (répartis en huit blocs) de quatre à six étages, d’une hauteur maximale de 20 mètres. Pour faciliter la connexion entre le milieu résidentiel et le milieu d’emploi, les bâtiments seraient distribués autour d’un axe piétonnier reliant par la diagonale deux places publiques. Le site accueillerait en son centre un espace boisé et serait traversé d’est en ouest par des « corridors écologiques » faisant le lien entre les foyers de biodiversité avoisinants que sont le parc Jean-Duceppe et le talus longeant la voie ferrée du CP. Les places, les toitures et les espaces extérieurs du site accueilleraient des aménagements paysagers, du mobilier urbain et des animations. L’élargissement des trottoirs en bordure de site et l’aménagement de passages piétons sur site sont également projetés. L’accès du public à l’ensemble des espaces extérieurs dits « bloc commun » serait garanti par l’enregistrement de servitudes de passage concédées à la Ville.

La consultation publique a suscité une forte participation, tant des résidents des secteurs avoisinant le projet que d’acteurs socio-économiques importants. Plus de 400 personnes ont assisté ou participé aux séances d’information et d’audition des opinions. La commission a reçu 94 mémoires, dont plusieurs ont été présentés, quatre interventions orales sans dépôt de mémoire et trois pétitions.

De cette consultation a émergé une forte polarisation des opinions opposant d’une part, ceux qui soutiennent fortement le projet qui est jugé exemplaire à plusieurs égards et, d’autre part, les opposants au projet, majoritairement des riverains qui craignent que ce nouvel afflux de résidents et travailleurs ne vienne amoindrir leur qualité de vie.

La commission a recommandé d’accueillir favorablement le projet en y apportant certains ajustements, notamment en matière d’insertion du projet dans son environnement, tout en affirmant que les préoccupations exprimées par les opposants méritent considération et demandent réponse.

Voir le dossier de consultation

2175 rue Saint-Patrick

Le cinquième dossier a été aussi un projet immobilier principalement résidentiel dans le secteur de la rue Saint-Patrick, au bord du canal de Lachine, dans l’arrondissement du Sud-Ouest. Ce projet prévoit la démolition de deux édifices situés au 2155 et 2175 rue Saint-Patrick et la construction d’un nouveau bâtiment à des fins résidentielles, commerciales et communautaires. Ces trois nouveaux bâtiments de six étages s’articuleraient autour d’une cour intérieure commune à l’ensemble du site. La cour représente 24 % de la superficie du lot et sera accessible par les rues Island et Saint-Patrick ainsi que du côté du canal de Lachine. Le projet prévoit plus ou moins 270 logements, 3 000 mètres carrés d’espaces consacrés à des fonctions commerciales et communautaires, ainsi qu’un stationnement en sous-sol de 225 places. Il est prévu qu’environ 25 % de la superficie résidentielle totale du projet soit consacrée à du logement social et communautaire et 5 % à du logement abordable privé.

Le projet implique la transformation d'une zone d'emploi en zone à occupation mixte. Les locaux rattachés au 2175 Saint-Patrick ont fait l’objet d’une succession d’occupations commerciales et industrielles.

Le site considéré longe le canal de Lachine et est situé à l’intérieur du périmètre du Lieu historique national du Canal-de-Lachine. Il longe la piste cyclable dans la partie nord du site et, au sud, sur Saint-Patrick, est bordé par un alignement d’arbres sur le domaine public. Côté ouest, se trouve un bâtiment résidentiel de six étages avec certains usages commerciaux, récemment construit et appelé Le Myst. Il y a une servitude de passage en faveur du terrain qui est présentement visé par le projet sur cette propriété qui permet d’accéder au quai de chargement. Le stationnement est accessible par la rue Saint-Patrick ainsi que par la rue Island, côté est. La rue Island, cul-de-sac pour les automobilistes, est aussi longée par une piste cyclable qui se raccorde à celle du canal de Lachine.

Ce projet, qui s’érigera sur un des derniers terrains susceptibles d’être réaménagés sur le bord du canal dans le quartier Pointe-Saint-Charles, sera le seul site qui incorpore du logement social et des locaux commerciaux destinés au mouvement communautaire du quartier. Considérant les besoins criants en cette matière dans cette partie de la ville et l’assentiment au projet exprimé par une grande majorité des citoyens, la commission a recommandé l’adoption du règlement, tout en demandant qu’on maximise le nombre et la taille des logements communautaires en revenant à ce qui était prévu au plan d’architecture de novembre 2016. La consultation publique a suscité la participation de plus de 300 personnes, le dépôt de 30 mémoires écrits; 15 personnes ou groupes sont venus présenter leur opinion à la commission.

Voir le dossier de consultation

Secteur Pierrefonds-Ouest

Le sixième projet a été l’un des plus complexes de l’année. Il s’agissait d’examiner les orientations que la Ville propose pour l’aménagement d’un vaste secteur de la portion ouest de l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro. Cette consultation en amont visait à présenter aux citoyens une vision d’avenir pour le secteur Pierrefonds-Ouest qui propose de concilier la conservation des milieux naturels et le développement de nouveaux quartiers et milieu de vie dans ce secteur anciennement agricole. Cette vision est assortie de douze principes de développement. L’exercice visait à valider la vision, à bonifier les orientations, à mettre en lumière les priorités et à exprimer les attentes des citoyens.

Plus de 400 personnes ont assisté aux différentes séances ainsi qu’aux ateliers prospectifs. Nous avons alors expérimenté des techniques nouvelles d’animation prévoyant notamment des jeux de rôles pour faciliter l’expression de ce que pourrait être le secteur dans un horizon à moyen et long terme. Du matériel a été spécifiquement développé à cette occasion. En effet, un jeu de cartes colorées permettait de convier les participants à imaginer l'avenir à travers des personnages et des scénarios assemblés au hasard des cartes distribuées. Cette façon de faire pourra être utilisée de nouveau dans d’autres dossiers. Par ailleurs, un nombre exceptionnel de mémoires ont été déposés. La commission a reçu 272 opinions écrites et entendu 73 intervenants lors de neuf séances d’audition des opinions. Ce large tour d’horizon a permis à la commission de constater que l’attachement à ce territoire dépasse largement les frontières de l’arrondissement et de bien saisir les enjeux et les défis posés par la planification de ce territoire.

Cette consultation s’est déroulée dans des conditions difficiles. Tout d’abord, l’objet de la consultation était considéré par les participants comme mal défini et peu satisfaisant. D’un côté, les promoteurs immobiliers, propriétaires d’une bonne partie des terrains visés, qui alléguaient avoir travaillé en collaboration avec l’arrondissement depuis une décennie à un programme particulier d’urbanisme (PPU), estimaient que celui-ci aurait dû être au cœur de la consultation. De l’autre, plusieurs citoyens de l’arrondissement, organisations environnementales et membres de la coalition « Sauvons l’Anse-à-l’Orme » estimaient que pour une consultation d’amont, celle-ci n’associait pas les citoyens à une véritable réflexion sur la vocation du territoire et présentait le développement comme un fait accompli. Ces tensions ont aussi été exacerbées par les inondations du printemps qui ont demandé le report d’une partie des travaux de la commission et ont révélé un certain nombre d’enjeux et de questionnements supplémentaires importants. Ce contexte d’insatisfaction générale, de méfiance et polarisation des positions a demandé des efforts importants pour assainir le climat et assurer la tenue d’un débat sain et constructif.

Le projet soulève un problème majeur d’acceptabilité sociale qui tient à deux raisons selon la commission. D’une part, la transparence et la gouvernance ont fait défaut dans la conduite du projet, ce qui a été dénoncé tant par ses partisans que par ses opposants. Entre autres, les parties prenantes, dont celles représentant la société civile, ont été inégalement associées à la démarche de planification et de concertation qui a conduit à sa formulation. De plus, l’existence du projet immobilier Cap-Nature, dont les propriétaires fonciers et promoteurs auraient été associés durant plus d’une dizaine d’années à la conception du projet de développement du secteur Pierrefonds-Ouest et sur lequel paraît modelée la proposition soumise à la consultation, est venue jeter la confusion sur l’objet de la consultation. Il pouvait sembler paradoxal qu’une consultation en amont sur la vision de développement et les principes d’aménagement d’un secteur d’arrondissement prenne place, alors qu’un projet de PPU était en conception pour le même secteur depuis plusieurs années. D’autre part, l’approche de conservation qui sous-tend le projet du secteur Pierrefonds-Ouest est contestée, parce que la juxtaposition d’un écoterritoire et d’un projet domiciliaire ne fait pas consensus et parce qu’on estime que la Ville n’est pas considérée comme exemplaire dans la protection et la mise en valeur des milieux naturels.

Dans un tel contexte, il est estimé qu’un processus de planification et de concertation ouvert aux diverses parties prenantes, de même qu’une communication de données à jour et précises sur les enjeux qui préoccupent la majorité des participants, notamment sur les caractéristiques biologiques de l’ensemble du territoire visé, permettraient d’en arriver idéalement à un consensus sur le potentiel de développement du secteur Pierrefonds-Ouest, ou tout au moins à une meilleure compréhension des enjeux présents par tous les intéressés.

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PDUÉS pour le secteur environnant l’échangeur Turcot

Le septième dossier en était aussi un de planification. Il s’agissait d’un projet de Plan de développement urbain, économique et social, un PDUÉS, pour le secteur environnant l’échangeur Turcot. Rappelons que la consultation en amont menée en 2016 avait bénéficié de la contribution de plus de 2200 participants et que l’arrondissement a poursuivi son dialogue avec les citoyens en ligne et tout au long de l’élaboration du document de planification. Une démarche de si longue haleine est chose peu courante et le document proposé à la consultation reflète bien le chemin parcouru ainsi que l’approche d’urbanisme participatif retenue.

Le Plan de développement urbain, économique et social Turcot prend forme alors que se poursuivent les travaux de reconfiguration de l'échangeur annoncés à la fin des années 2000. Il s'agit là d'une opportunité indéniable de réaliser, à l'horizon 2025, tout un ensemble d'interventions structurantes au bénéfice des populations des quartiers Saint-Henri Ouest, Émard et Côte-Saint-Paul. L'ampleur des travaux réalisés sur l'échangeur et dans son voisinage immédiat suggère de porter une attention particulière aux impacts générés afin de cibler des actions particulièrement efficaces à les contrer.

La commission a tenu à saluer l'imposant travail accompli par les autorités responsables, autant qu'elle tient à remercier les participants pour qui un engagement de longue haleine a été requis. Une telle démarche participative n'est pas chose courante et la commission a été à même de constater qu'elle peut, en son essence même, porter ses fruits. Si le gros du travail a été réalisé, il reste tout de même différents fils à attacher. Si près du but, la commission pense que les efforts qui restent à consentir sont bel et bien garants du succès de l'entreprise qui s'échelonnera jusqu'en 2025.

La connaissance fine du territoire et l'implication des participants à la vie communautaire et collective des quartiers visés constituent, pour la commission, les éléments clés permettant de cheminer d'une version préliminaire à une version finale et opérationnelle du document de planification et de son plan d'action. Pour ce faire, il importe, selon la commission, de maintenir l'intérêt des participants tout au long du processus et au-delà.

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École dans le secteur Crawford

Le huitième dossier portait sur la construction d’une école dans le secteur Crawford de l’arrondissement de Verdun. La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) souhaite ériger une école primaire de 14 classes sur le site de l’ancienne école nommée Annexe II de l’école Notre-Dame-de-la-Garde, à l’angle des rues Churchill, Lloyd-George et Clémenceau.

Fermée en 2005, l’ancienne école a été démolie par la CSMB à l’été 2016 en raison de son état vétuste et de la contamination du bâtiment et des sols. Le terrain a une superficie de 4 065 mètres carrés et appartient à la CSMB. Selon la Commission scolaire, cette nouvelle école permettra de désengorger les écoles avoisinantes, dont certaines sont en surcapacité, et de mieux desservir la clientèle du quartier Crawford Park.

La consultation publique a suscité la participation d’une centaine de personnes, en majorité des citoyens du quartier. La commission a reçu 21 mémoires et entendu six intervenants lors des soirées d’audition des opinions qui se sont principalement prononcés sur le concept architectural de l’école, sur les enjeux de circulation et de transport, ainsi que sur l’intégration de l’école dans son milieu de vie.

À l’instar de plusieurs participants, la commission a estimé que, malgré une certaine opposition et de nombreuses réserves entendues, il y va de l’intérêt de la collectivité d’adopter le règlement et de procéder rapidement à la construction de l’école.

Cependant, on note qu’il s’agit du second projet d’école qui, dans cet arrondissement, fait l’objet d’un recours à l’article 89. Compte tenu des perspectives de développement de ce milieu, la commission profite des opinions entendues lors de cette consultation pour faire quelques recommandations à l’arrondissement et à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys pour faciliter à l’avenir tant les communications avec les citoyens que l’acceptabilité sociale de futurs projets.

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Secteur Contrecoeur

Le neuvième et dernier dossier initié et complété en 2017 est un peu particulier. En effet, il s’agit d’une consultation afin d’abroger un règlement d’urbanisme adopté en vertu de l’article 89 de la Charte, suite à une consultation par l’Office en 2007 pour le secteur Contrecoeur, à l’extrémité est de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Il s’agit d’une première, aucune autre démarche d’abrogation d’un règlement adopté dans ce cadre n’ayant été faite depuis la création de la nouvelle Ville en 2002. En plus de donner un avis sur la pertinence d’abroger ce règlement en particulier, la commission a aussi proposé des balises devant permettre, d’une façon générale, d’estimer le bien-fondé de démarches d’abrogation d’un règlement adopté en vertu de l’article 89. Ces balises pourront éclairer les autorités de la Ville pour des dossiers à venir.

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Autres projets

Par ailleurs, l’Office a été mandaté par le comité exécutif sur deux autres dossiers. Le premier est un mandat d’accompagnement de la Société du parc Jean-Drapeau, la SPJD, dans une consultation devant conduire à l’adoption de son Plan directeur. Ce mandat a donné lieu à du travail préparatoire avec la SPJD cet automne. Cependant, le changement d’administration suite à l’élection du 5 novembre a nécessité une pause dans la réalisation de ce mandat. Il en est de même du deuxième mandat qui porte sur une consultation sur les orientations préliminaires de développement économique et d'aménagement urbain sur le projet de parc d'entreprises voué à la logistique à valeur ajoutée dans le secteur Assomption Sud - Longue-Pointe pour lequel la démarche est suspendue jusqu’à nouvel ordre.

L’année 2017 a aussi vu la réalisation d’activités couvrant le volet de promotion des meilleures pratiques faisant partie du mandat de l’Office. En tout premier lieu, signalons des activités de formation et d’information. Une session de deux jours avec l’ensemble des commissaires s’est tenue en novembre, alors qu’une session de formation plus spécifique pour les nouveaux commissaires a été réalisée en septembre. Par ailleurs, un projet-pilote de formation à la consultation publique à l’intention des fonctionnaires a été réalisé en fin d’année en collaboration avec le Comité mixte de développement professionnel, le CMDP, qui regroupe le Service des ressources humaines et le Syndicat des professionnels et professionnelles de Montréal, le SPPM. Ce projet a permis à 35 fonctionnaires de participer à deux journées de formation sur les tenants et aboutissants de démarches de consultation auprès des citoyens. Cette première expérience pourrait donner lieu à un programme plus vaste de formation au cours des prochaines années.

L’Office a aussi poursuivi sa participation à une opération de promotion des pratiques de consultation de la Ville, organisée par le Bureau de la présidence du conseil municipal. Cette activité, connue sous le nom de « Caravane de la démocratie », permet aux citoyens d’un quartier de prendre connaissance des mécanismes de consultation publique de la Ville et d’échanger avec les responsables. En plus de l’Office, la caravane comprend plusieurs autres intervenants, notamment l’Ombudsman, les conseils consultatifs et les commissions du conseil.

L’Office a également publié un cahier dans le cadre de son quinzième anniversaire. Il porte sur le bilan de nos pratiques pour favoriser une participation sans exclusion à la consultation publique. Ce bilan veut montrer à la fois les avancées, mais aussi les faiblesses de nos approches dans un but d’amélioration de nos pratiques. Parmi les avancées, signalons que, pour la première fois en 2017, nous touchons presque à la parité hommes-femmes pour les contributions faites dans le cadre de nos consultations. En effet, pour cette année, 49 % de ces contributions ont été faites par des femmes, une progression remarquable depuis les dernières années.

En terminant, il faut signaler qu’un mandat demeure en suspens; il porte sur la tenue d’une consultation sur le rapport du comité interministériel sur l’usage des édifices excédentaires des centres hospitaliers universitaires des universités de Montréal (CHUM) et McGill (CUSM). En l’absence du rapport devant faire l’objet de la consultation, aucune action n’a été réalisée relativement à ce mandat. Ce mandat a été confié à l’Office par le comité exécutif en septembre 2013.

Encore une fois cette année, des milliers de Montréalais ont participé aux activités de l’Office, soit en étant présents lors des consultations, soit en posant des questions, déposant des mémoires ou participant à travers les outils numériques dont l’Office fait de plus en plus usage.

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Communications

Lorsque l’OCPM tient une consultation publique, il en informe les citoyennes et les citoyens. Selon la nature et l’envergure de la consultation, une panoplie de moyens de communication est utilisée afin de joindre les gens et leur transmettre de l’information conviviale et accessible.
72% des Montréalais souhaiteraient recevoir un feuillet d’information par la poste si un important projet était présenté dans leur quartier. Selon un sondage Léger de 2017

En 2017, l’Office a publié huit avis publics dans un quotidien et a émis 25 communiqués de presse ou invitations aux médias. Aussi, pour chacune des consultations publiques, une campagne publicitaire sur Facebook a été réalisée. En plus des avis, l’Office envoie, selon le cas, des invitations directes à des citoyens et à des organismes concernés par le projet de consultation en cours. Généralement, l’Office distribue un dépliant d’information annonçant la consultation à la population concernée par un projet donné. Selon les consultations, cette distribution peut couvrir de 1 500 à 68 000 foyers. L’an dernier, c’est 148 500 dépliants qui ont été distribués dans les secteurs voisins des projets faisant l’objet de consultations. Des dépliants et des affiches ont également été distribués à des organismes concernés et dans des points de services de la Ville de Montréal. Le site Web de l’OCPM continue d’informer les citoyens et les groupes intéressés par les consultations publiques de façon régulière. Les statistiques annuelles sont présentées dans la prochaine section de ce rapport.

L’Office fait une utilisation soutenue des réseaux sociaux pour promouvoir ses activités auprès des Montréalais. Nous faisons une utilisation régulière de Facebook, Twitter, LinkedIn, YouTube et Flickr. L’année 2017 aura aussi marqué nos débuts sur Instagram où nous avons publié plus de 50 photos et vidéos, dont une série #15eOCPM rassemblant des témoignages de personnalités locales et internationales soulignant notre 15e anniversaire.

Par ailleurs, c’est toujours Facebook qui demeure notre communauté la plus dynamique et le canal le plus efficace pour interagir avec les Montréalais, les informer et susciter leur participation. Il nous fournit aussi des outils publicitaires avantageux, permettant de cibler avec précision les citoyens concernés par nos consultations. Nous avons terminé 2017 avec 8698 abonnés à notre page Facebook. Cette année, c’est plus de 29 000 personnes qui ont interagi avec notre page, alors que la portée totale de nos publications se situe à plus de 1 M$, c’est-à-dire le nombre de personnes qui ont vu l’un ou l’autre des contenus associés à notre page (les deux dernières statistiques compilent les utilisateurs uniques/jour).

Au chapitre des publications imprimées, nous avons souligné notre 15e anniversaire par la sortie d’un nouveau Cahier de l’OCPM, titré « Participation sans exclusion : rétrospective des 15 ans de l'OCPM ». Cette analyse se veut un regard de chercheur, non censuré et externe, pour faire le bilan de la contribution de l'OCPM à l’inclusion des populations éloignées des processus démocratiques locaux. Les constats de ce cahier permettront à tous les acteurs de la participation de concevoir des pratiques de consultation publique encore plus inclusives, efficaces et utiles. Vous le retrouverez à la section Publications de notre site Web. Ce guide s’ajoute à notre offre de ressources pédagogiques, toutes disponibles en ligne et en version imprimée.

La webdiffusion des présentations faites lors des séances d’information : un nouveau standard de l’Office

En 2017, toutes les séances d’information des consultations publiques ont vu leurs présentations (promoteurs et Ville) diffusées en direct sur Facebook et sur notre site Web. S'il demeure nécessaire de venir aux séances en personne pour participer aux échanges et assister à la période de questions du public, cette nouvelle initiative permet d'informer un plus grand nombre de citoyens, comme le démontrent les statistiques de visionnement. En effet, pour 2017, nous comptons 2077 visionnements, en direct ou en différé, de vidéos en provenance de nos séances d’information. Il est aussi possible de consulter les archives vidéo de ces présentations sur Facebook et sur notre chaîne YouTube.

Opinions écrites : participation en ligne simplifiée

Nous avons poursuivi cette année le développement de l’outil inauguré lors de la consultation sur la Stratégie centre-ville en 2016, offrant la possibilité pour certaines consultations de fournir une opinion en ligne dans une section réservée de notre site Internet. Les participants peuvent ainsi envoyer des mini-mémoires thématiques afin d’approfondir les enjeux et de répondre à des questions formulées par les commissaires au cours de la démarche de consultation. Cet outil a été utilisé lors des consultations sur le secteur Pierrefonds-Ouest et sur le Plan de développement urbain, économique et social des quartiers avoisinant l’échangeur Turcot.

51% des Montréalais souhaiteraient donner leur opinion en ligne si un important projet était présenté dans leur quartier. Selon un sondage Léger de 2017

Cette année

148 000 dépliants distribués en 2017

1 M + de personnes ont vu nos contenus sur Facebook

2 077 vues des webdiffusions des séances d’informations

Sur Facebook et sur YouTube

ocpm.qc.ca

37 802 visiteurs uniques

156 170 pages visitées

Site Internet

Le site Internet de l’Office est resté, cette année encore, une source primaire d’information pour tous les participants aux consultations publiques. Avec les nombreuses consultations de l’année écoulée, la base documentaire de l’OCPM s’est beaucoup enrichie.

Pour la première fois, l’Office tenait une consultation dans le seul arrondissement bilingue de la Ville de Montréal. La consultation sur l’aménagement du secteur de Pierrefonds-Ouest a été l’occasion de développer des fonctionnalités bilingues pour le site Web, permettant ainsi d’afficher la page de la consultation publique dans les deux langues.

La navigation mobile sur téléphone intelligent ou tablette augmente cette année encore et représente maintenant plus de 31 % des visites. En 2016, le trafic mobile ne représentait encore que 22 % du trafic total.

Le trafic provenant de Facebook est, quant à lui, en augmentation et représente maintenant plus de 20 % du trafic total du site, comparativement à 15 % en 2016.

Site de l’OIDP

En plus du site Web de l’Office, en 2017, la Conférence internationale de l’Observatoire international de la démocratie participative a nécessité la création d’un site Web indépendant : oidp2017mtl.com.

Créé pour permettre une large diffusion de toutes les informations relatives à la Conférence, ce site en quatre langues (français, anglais, espagnol et portugais) contient désormais toutes les présentations des conférenciers, les captations vidéo des grands moments de la Conférence, ainsi que des entrevues exclusives réalisées tout au long de l’événement. Le site aura reçu plus de 9 000 visiteurs uniques en 2017.

Rayonnement

Depuis sa mise sur pied en 2002, l’Office a eu l’occasion de développer un réseau de contacts auprès d’organismes ayant des missions semblables à la sienne. Ces contacts ont contribué à améliorer les façons de faire de l’OCPM. Les activités extérieures de l’Office favorisent la diffusion du savoir-faire, la mise en valeur et le partage des expériences montréalaises.

Depuis sa mise sur pied en 2002, l’Office a eu l’occasion de développer un réseau de contacts auprès d’organismes ayant des missions semblables à la sienne. Ces contacts ont contribué à améliorer les façons de faire de l’OCPM. Les activités extérieures de l’Office favorisent la diffusion du savoir-faire, la mise en valeur et le partage des expériences montréalaises.

Localement et au Québec, et tout au long de l’année, l’Office est appelé à présenter son rôle et ses activités à différents groupes. En tout premier lieu, à la Commission de la présidence du conseil municipal, devant laquelle la présidente de l’Office présente le bilan des activités et échange avec les membres de la commission sur les travaux de l’OCPM et les orientations à venir. Cette présentation s’est faite au mois de mai. Des rencontres ont aussi cours avec une grande variété de groupes : étudiants, groupes de citoyens intéressés à la consultation publique, et ce, dans plusieurs arrondissements et groupes de l’extérieur. À signaler dans cette catégorie, la présence de notre Directrice des communications, Anik Pouliot, en tant que responsable d’un atelier plénier sur l’utilisation de Facebook dans le secteur public lors de la Conférence organisée par le Groupe Les Affaires sur le thème de « Médias sociaux, secteur public » qui a eu lieu fin novembre. Citons également la présentation par la présidente de nos nouveaux outils de consultation à un groupe de commissaires et de collaborateurs du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, le BAPE. À noter aussi, la visite de deux représentants de la Ville de Bologne en Italie, soit M. Valerio Montalto, Directeur de cabinet du maire et Mme Francesca Martinese, Directrice des relations internationales. Aussi, nous avons reçu la visite d'une mission d'étude de l'École des ingénieurs de la Ville de Paris.

Nous avons entamé cette année une importante collaboration à un projet initié par Concertation Montréal. Il s’agit de MTElles. En partenariat avec la « Coalition montréalaise des Tables de quartier » et « Relais-femmes », MTElles soutient l’instauration de pratiques innovantes au sein des conseils d’arrondissements, des conseils de ville (agglomération de Montréal), des instances consultatives montréalaises et des tables de quartier. L’objectif est de favoriser la participation égalitaire à la vie démocratique et communautaire des femmes d’origines diverses et issues de tous les milieux socio-économiques. Initié en 2017, c’est une démarche qui se poursuivra au cours des prochaines années.

L’Office assure aussi une présence dans différents forums internationaux qui s’intéressent aux questions de démocratie participative. Le principal de ces forums est l’Observatoire international de la démocratie participative, l’OIDP. L’Office est membre de ce réseau depuis de nombreuses années. En 2017, Montréal a été l’hôte de la Conférence annuelle de l’OIDP et en a assuré la présidence. L’Office a travaillé étroitement avec le secrétariat permanent de l’OIDP situé à Barcelone et a reçu en mission le responsable de ce secrétariat, M. Adria Duarte, pour une semaine de réunions de travail au mois de mars. La Conférence a été couronnée de succès et a permis de nombreux échanges entre les 500 participants et 80 conférenciers en provenance de 35 pays. Cela a été une occasion de faire connaître ce que fait l’Office, mais aussi de s’inspirer des meilleures pratiques qui se font à l’étranger. La ministre responsable de l’Accès à l’information et à la Réforme des institutions démocratiques, Mme Rita de Santis, a profité de la clôture de la Conférence pour rendre public le Cadre de référence gouvernemental sur la participation publique du Gouvernement du Québec. Le thème de la rencontre était « Participation sans exclusion ». La Conférence a bénéficié du soutien financier du gouvernement du Québec par le biais du Cabinet de Mme de Santis et du ministère des Relations internationales et de la Francophonie, ainsi que celui de l’Organisation internationale de la Francophonie, l’OIF.

2017 a aussi vu l’adhésion de l’Office à la Commission d’Inclusion Sociale, Démocratie Participative et Droits Humains de « Cités et Gouvernements Locaux Unis », CGLU. Cette organisation est le plus important acteur des gouvernements locaux à l’échelle mondiale. Elle représente et défend les intérêts des gouvernements locaux et régionaux sur la scène internationale. « Cités et Gouvernements Locaux Unis » soutient la coopération internationale entre les villes et leurs associations et facilite la mise en place de programmes, de réseaux et de partenariats afin de renforcer les capacités des gouvernements locaux. L’organisation promeut le rôle des femmes dans la prise de décision locale et offre un accès privilégié à l’information sur la gouvernance locale dans le monde entier. La Ville de Montréal est membre de ce regroupement. Pour ce qui est de l’Office, notre présence se situe au niveau de la Commission d’Inclusion Sociale, Démocratie Participative et Droits Humains. Cette instance a pour mandat de contribuer à construire la voix commune des villes de CGLU en matière d’inclusion sociale, démocratie participative et droits humains, afin d’orienter les gouvernements locaux dans la conception de ces politiques. En ce sens, elle promeut des débats politiques, l’échange d’expériences et la création collective de nouvelles connaissances qui permettent d’établir des directives pour la conception et la mise en œuvre de politiques locales durables en matière d’inclusion sociale, de démocratie participative et de droits humains. L’Office compte bien prendre une part active à ses travaux au cours des prochaines années.

En cours d’année, l’Office a aussi été appelé à participer à quelques missions. Une première à Bordeaux, où la présidente a présenté l’Office dans le cadre des Premières Rencontres nationales de la participation coorganisées par plusieurs institutions dont deux partenaires de l’Office soient « Décider ensemble » et la « Commission nationale du débat public », la CNDP. Madame Ollivier a notamment participé à une table ronde sur les mécanismes de participation qui favorisent l’inclusion et à un panel sur la participation des citoyens en environnement. Quelques jours plus tard, elle était présente à un colloque tenu à l’Institut Léon Blum Paris-Sorbonne sur l’expérimentation démocratique d’aujourd’hui à l’occasion duquel elle a pu faire le point sur les mécanismes de participation mis de l’avant par l’Office.

La présidente de l’Office a aussi répondu à deux invitations de l’ « Organisation de coopération et de développement économiques », l’OCDE avec lequel l’Office a convenu d’un partenariat formel en juin. Ce protocole associe l’Office à la production de matériel d’information de l’OCDE pour ses projets de formation au Moyen-Orient/Afrique du Nord. La première invitation se situait dans le cadre d’un séminaire au Maroc sur le renforcement des capacités des collectivités locales et des mécanismes de participation publique pour stimuler le développement local. La deuxième mission, toujours au Maroc, consistait en un séminaire sur la consultation publique comme mécanisme d’élaboration de lois et politiques plus sensibles aux égalités hommes/femmes dans ce pays. Elle a aussi participé à titre d’experte internationale à la formation des femmes parlementaires marocaines à la démocratie participative.

La 17e conférence de l’OIDP à Montréal sous le thème « Participation sans exclusion » nous a permis pendant 4 jours de découvrir, partager et promouvoir les meilleurs pratiques de la démocratie participative.

Fernando Pindado Sanchez, Secrétaire général de l’OIDP

Budget

Conformément à la Charte de la Ville de Montréal, le conseil municipal met à la disposition de l’Office les sommes nécessaires à la réalisation de son mandat. En vertu des articles 83 et 89 de la Charte, l’Office est tenu de mener toutes les consultations qui lui sont demandées par le comité exécutif ou le conseil municipal. Les états financiers de l’Office sont vérifiés par le bureau du vérificateur de la Ville et sont présentés au conseil municipal.

En 2017, le nombre de mandats reçus et le niveau des diverses activités de l’Office ont fait en sorte que les sommes affectées en début d’année dans le cadre du budget annuel de la Ville se sont avérées insuffisantes pour réaliser tous les mandats. En conséquence, le comité exécutif a accordé à l’Office des crédits additionnels de 450K tel que le prévoit l’article 82 de la Charte de la Ville de Montréal. C’est la première fois depuis 2013 que des crédits additionnels sont requis en cours d’année, mais la cinquième fois dans l’histoire de l’Office.

Rémunération 790 000 $
Avantages sociaux 155 000 $
Transports et communications 190 000 $
Services professionnels et administratifs 1 100 000 $
Location et entretien 320 000 $
Biens non durables 25 000 $
Total 2 580 000 $

Liste des employés et collaborateurs

Employés

  • Louis-Alexandre Cazal
  • Luc Doray
  • Lizon Levesque
  • Élise Naud
  • Faustin Nsabimana
  • Anik Pouliot
  • Gilles Vézina

Collaborateurs

  • Raphaëlle Aubin
  • Matthieu Bardin
  • Estelle Beaudry
  • Alain Benoit
  • Michèle Bernier
  • Loïc Bouffard-Dumas
  • Brunelle-Amélie Bourque
  • Richard Brunelle
  • Hadrien Chénier-Marais
  • Élisabeth Doyon
  • William Dumas
  • Joanne Gibbs
  • Guy Grenier
  • Nathan Huber
  • Félix Jobin
  • Laurent Maurice Lafontant
  • Marilena Liguori
  • Christelle Lollier-Théberge
  • Marta Massana
  • Arminda Mota
  • Denise Mumporeze
  • Caio Pâques Lucon
  • Olivier Rinfret
  • Joseph Tchinda Kenfo
  • Samuel Tremblay
  • Nicole Uwimana
  • Akos Verboczy
  • Stéfanie Wells

Production du rapport annuel

Coordination de la rédaction

Luc Doray

Collaboration à la rédaction

  • Louis-Alexandre Cazal
  • Luc Doray
  • Lizon Levesque
  • Anik Pouliot
  • Gilles Vézina

Révision

Lizon Levesque

Traduction

Joanne Gibbs

Photographies

  • Thomas Branconnier
  • Josée Lecompte
  • Frédéric Tougas

Conception graphique

Élisabeth Doyon